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 Renouvellement de stage et titularisation remise en cause...

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Lagi
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Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 18/04/2015

MessageSujet: Renouvellement de stage et titularisation remise en cause...   Sam 18 Avr - 0:33

Bonjour,

Même si ce topic se retrouve souvent dans les différentes matières et dans les différents corps enseignants, je le remets pour partager une expérience douloureuse que je vis encore aujourd'hui alors que je suis dans la dernière ligne droite pour être titularisé... ou pas...

C'est une longue épreuve de trois ans consécutifs, et quelle qu'en soit l'issue, je voulais la partager avec vous.

C'est en lettres-anglais en lycée pro que je suis prof stagiaire depuis septembre 2012.

Etant reçu 34ème sur 120 admis au CAPLP lettres-anglais de la session 2012, je quitte ma Nantes natale où j'avais vécu pendant dix ans pour aller dans l'académie de Rennes, à Rennes même, me séparant de ma conjointe géographiquement.

La plupart des stagiaires restent dans leur académie d'origine, m'avait-on dit, Rennes n'était pas trop loin. J'en ai fait mon deuil, mais ma relation de 8 ans avec mon ex-conjointe, fragile, n'a pas tenu...

Pendant cette année de stage 2012-2013 où je me suis investi comme jamais à Rennes, nous avions 15 heures effectives de cours devant élèves avec 6 heures de formation par semaine tous les jeudis à Saint-Brieuc (1h30 de Rennes, lever à 6h du mat' pour faire co-voiturage, formation de 8h30 à 16h30 en général), soit 21h30 par semaine avec les cours à préparer chaque soir en plus, et copies.

C'était une année super éprouvante ! Et la formation, censée aider, nous bouffait plus de temps qu'autre chose, temps qui aurait pu être utilisé pour souffler ou préparer ses cours !

L'évaluation intermédiaire de décembre se passe bien avec un bon rapport de ma tutrice et de ma proviseure.

La fin de l'année arrive, toujours pas inspecté, la tutrice et la proviseure donnent un avis favorable à ma validation avec, pour ainsi dire, un sans-faute.

Et je suis le genre de prof qui fait des projets pédagogiques, hein, qui s'investit ! A aller démarcher l'association Clair Obscur (qui s'occupe du festival britannique de cinéma à Rennes) pour demander une copie de film pour l'analyser en classe et le voir "en grand écran" ensuite au cinéma pour nous récompenser de nos efforts !

Fort de mes deux avis favorables tutrice / proviseure, l'inspection arrive, tardive, un vendredi 24 mai 2012 avec une classe de demi-groupe de 2nde Commerce !

Cours sur les téléphones portables dans une séquence consacrée aux téléphones portables avec pour tâche finale de vendre en anglais un téléphone portable en fonction d'un type de client choisi à la volée par l'enseignant. (Ce sont des Secondes Commerce). La tâche mise en oeuvre était une compréhension écrite où les élèves devaient faire un travail de repérage des caractéristiques de deux téléphones portables et utiliser le comparatif en outil de langue pour définir quel portable était le meilleur selon les critères définis dans les énoncés.

Ma séance ne s'est pas super bien passée, les élèves partaient la semaine suivante en stage de fin d'année. C'est comme s'ils étaient déjà en vacances... L'entretien s'est mal passé, l'inspectrice m'a fait son laïus, elle aimait s'écouter parler à n'en point douter, elle m'a fait reproche sur reproche, mais ne pointait pas les bémols de mon cours qui m'ont paru évidenté, à moi ! Elle n'avait pas compris non plus que je faisais la correction de l'exercice au tableau au rétroprojecteur, mais elle a pensé que j'avais démarré un autre exercice, alors qu'elle avait eu tous les documents de la séance.


Résultat : rapport de 12 lignes avec "posture fragile" dedans, M. X ne semble pas apte à enseigner... Blabla... Ce rapport de 12 lignes en complément du rapport des 10 compétences avec justifications dans les compétences non validées... Très bien... Ca fait maigre, mais c'est suffisant pour ne pas valider quelqu'un... La seule personne qui ne me validera pas, et qui, à elle seule, contre directement les deux autres avis favorables de ma tutrice et de ma proviseure. Aucune indulgence qu'elle vienne m'inspecter en toute fin d'année (en lycée pro, avec les stages, l'année est pour ainsi dire finie en mai).

Jury académique le 5 juillet, je crois, je me retrouve au rectorat face à un proviseur et cinq inspecteurs de l'Education Nationale, dont la mienne qui en fait partie mais qui est invitée par le doyen des inspecteurs à quitter la salle par "souci d'équité", a-t-il dit. Il reste donc quatre inspecteurs et le proviseur.

Fatigué par une nuit blanche à préparer mes arguments, encore dépité de la situation, avec des syndicats bien peu efficaces quand il s'agit d'aider ces stagiaires recalés au dernier moment, j'avais fait le parti pris de défendre mon biftek et de reprendre ma séance pour laquelle on m'avait condamné. Je me suis fait reprendre par le doyen, pendant que j'exposais mes arguments, quand il m'a dit que le but du jury académique n'était pas de revenir sur la séance examinée mais de faire un bilan de mon année. Déstabilisé, j'ai raconté comme j'ai pu mon année, avec mes projets pédagogiques, et la visite conseil que j'avais demandée pour montrer que j'étais bien un enseignant en devenir, j'avais été le seul stagiaire à la demander puisque les inspecteurs l'avaient proposée aux enseignants stagiaires qui le souhaitaient. A l'époque, on pensait que c'était les formateurs qui viendraient faire cette visite-conseil aux stagiaires qui le demandaient, il se trouvait que c'était un inspecteur. Qu'à cela ne tienne, en février, j'avais eu une visite-conseil qui s'est bien passée, et l'IPR, statut au-dessus de mon IEN, m'avait avoué à demi-mot que je n'étais pas un enseignant avec des faiblesses psychologiques, comme on l'avait laissé sous-entendre pendant les jeudis de formation entre inspecteurs ou formateurs, et qu'elle considérait que ma validation ne devrait pas être un problème... Cette visite-conseil a joué en ma défaveur pendant le jury académique, puisqu'on m'a demandé pourquoi je l'avais demandée, car pour eux, c'était un synonyme de difficultés si on en venait à la demander. Ils ont retourné cet élément de dossier positif en ma défaveur pour mieux me clouer au pilori. C'était fini... Et le proviseur qui disait que j'avais un discours dangereux car je ne me remettais pas en cause et autres joyeusetés...

Pourquoi tout ça, parce qu'à mon initiative, j'avais demandé à changer de tutrice début octobre car c'était vraiment impossible à gérer ! Et il n'était pas possible de supporter cela toute l'année, elle menait la vie dure à tous les collègues d'anglais, était connue dans l'établissement comme insupportable depuis des années, et je l'avais comme tutrice. Les précédents stagiaires qui l'avaient eue les deux années précédentes avaient rongé leur frein, l'une avait ouvertement pété un câble pour l'ignorer toute l'année ensuite, l'inspectrice précédant celle qui m'a inspecté (oui, car le summum étant que c'était la première année de carrière de mon inspectrice dans ses nouvelles fonctions) avait entrepris des démarches pour qu'elle ne soit plus tutrice. Rien n'a été fait. Et j'ai demandé à changer de tutrice parce qu'elle se contredisait dans les choses qu'elle me demandait et après, c'était moi l'incapable ! Quand je venais au boulot, je n'avais pas peur des élèves, mais peur de ma tutrice, de devoir la retrouver et la supporter, d'écouter ses explications à rallonge qui n'avaient de sens que pour elle, et surtout son manque de respect envers moi, je n'étais qu'un stagiaire qui allait sortir son chien pendant l'année après tout...

C'en était trop, et ma seconde tutrice, proposée par l'inspectrice, sera beaucoup mieux, et comprendra parfaitement ma situation, puisque ma première tutrice est connue dans toute l'académie pour être "a pain in the ass" si vous me permettez l'expression. Mais voilà, on la colle à un stagiaire, et personne ne dit rien ! Welcome to the Education Nationale !

Tout ça pour dire que par rapport à ce changement de tutrice, qui était fait avec la bénédiction des inspecteurs normalement car mi-septembre, ils disaient bien aux stagiaires en début de formation où on doit les écouter longuement : "Si vous avez des problèmes avec vos tuteurs, il ne faut pas hésiter à nous en référer", eh bien, naïvement, j'ai tout simplement cru ce qu'ils me disaient et j'en ai référé à mon chef d'établissement de mon problème d'entente avec ma tutrice, et ce proviseur adjoint qui me dit, sur le ton de la confidence : "Monsieur, je suis même étonné que vous ne soyez pas venu me voir plus tôt !" Mais merde quoi, pourquoi je l'ai eue alors ? Pourquoi je me suis retrouvé recalé, à cause d'elle peut-être, parce que l'inspectrice la trouvait apparemment rigolote et qu'elles se sont pas mal vu lors de réunions et autres conseils d'harmonisation, témoins à l'appui ??? Le seul qui a payé ces aberrations, additionnées les unes aux autres, ça a été le stagiaire lui-même, alors que c'est lui qui subissait tout de A à Z ! C'était clairment une affaire de harcèlement moral au travail, mais là encore, comment le prouver ? En plus, je suis un homme, ma tutrice était une femme, j'imagine la situation complètement à l'inverse de ce que l'on attend...

Je suis le seul à avoir payé, stagiaire en renouvellement, l'inspectrice qui sourit au doyen en partant d'un air entendu qui signifiait que peu importe ce que je disais, mon sort était de toutes façons scellé : je referai une année de stage !

Nous étions trois stagiaires à être en ballotage : une femme qui était enceinte et qui a pris trop de congés maladie et qui serait sans doute validée en octobre de l'année suivante, un autre qui, lui, devait carrément être radié dès l'issue de cette année, mais qui a été repêché par le doyen des inspecteurs (alors qu'il ne devait normalement pas participer au vote car c'était son stagiaire, d'où le "souci d'équité" à mon égard non respecté car mon inspectrice, elle, a été invitée à ne pas assister à ce que j'avais à dire, avec donc aucune possibilité de vote !) et a été validé, et moi, qui passais en troisième position après ce mec, que je connaissais bien, car on a co-voituré ensemble et qui était considéré comme "fumiste" par sa formatrice et qui travaillait en étroite collaboration avec le doyen des inspecteurs, s'est retrouvé validé,non pas en renouvellement, mais validé, alors qu'il avait toutes les voix contre lui !!! Est-ce parce que le doyen est d'origine maghrebine et que le stagiaire est congolais, et qu'ils font donc partie des minorités, et qu'il y a eu entente implicite ? Je me suis posé la question, on n'est pas à une possibilité discriminatoire (positive pour le stagiaire radiable qui s'est retrouvé validé, et négative a posteriori pour moi) près...

Bien sûr, c'est le jury académique, ce n'est pas officiel, tout cela, je le sais de façon officieuse et malheureusement, je sais que ça s'est passé comme ça ! Il y a eu corruption, oui, mais en même temps, l'étape jury académique est une des rares "réunions" à ne pas être complètement légiférées... Je veux dire : le stagiaire est seul devant ses bourreaux, aucun délégué syndical n'est supposé être avec lui, il est à la merci de ses supérieurs hiérarchiques si aucun n'est avenant avec lui.

En 2012-2013, je suis nommé à Locminé pour mon stage en renouvellement, à 150 bornes de Rennes, ma résidence principale. Quoi ? Je dois encore déménager alors que j'ai quitté Nantes l'année précédente, que j'avais l'académie de Nantes lors des mutations intra et qu'on m'a refusée parce qu'on ne m'a pas validé. OK, soyons stagiaire et restons déconsidéré par l'Etat ! Journée de rentrée pour les profs, emploi du temps sur quatre jours en plus de ma journée du jeudi en formation, alors que j'ai une situation familiale qui a changé. J'avais toujours super mal encaissé le fait de ne pas être validé, mais là, faire 300 bornes aller-retour tous les jours pour aller travailler avec aucun aménagement d'emploi du temps daigné par le proviseur avec encore et toujours les mêmes jeudi de formation, c'était tout simplement impossible ! Le burnout est là, on se fout impunément de ma gueule !

Un an de congé maladie où je consulte un excellent psychiatre qui me fait prendre conscience que je suis certes victime d'une injustice, mais que les supérieurs hiérarchiques, encore plus dans l'Education Nationale, sont sans foi ni loi, et que ce n'est pas moi qui dois me culpabiliser par rapport au système, mais bien moi qui dois rentrer dans le moule du système, quand bien même on te crache dessus ou qu'on te déconsidère d'une manière ou d'une autre... Encore aujourd'hui, j'ai toujours du mal à m'y résoudre... à cette déconsidération de ce qui fait que tu es toi, que tu fais corps avec ce que tu penses et avec tes principes.

Ravaler sa fierté, ne pas avoir d'orgueil, parler de la pluie et du beau temps, jouer l'hypocrite avec les collègues pour montrer que t'es "in", "dans le vent" et "faire bonne impression", avec des collègues parfois racistes qui disent que tel élève n'y arrivera jamais, ou que du fait qu'il soit arabe, il fout d'office le bordel, etc... Putain, mais c'est avec des collègues comme ça que je dois composer, écouter, me taire, dire amen ??? On est tellement loin de l'idéalisme que j'ai toujours visé et du respect que j'ai toujours montré à mes élèves !!! Et c'est moi qui me suis fait recaler, pendant que j'écoute ces discours venant de profs TITULAIRES, bien sécurisés par ce statut !

Au niveau de l'avancement carrière, je perds un an, et quand on fait deux ans de stage, on perd de toutes façons une année si on veut passer au grand choix, le serveur I-Prof faisant foi... Serveur I-prof qu'on nous demande de tenir à jour en tant que stagiaire, dont j'avais consciencieusement rempli le CV également sous le conseil des formateurs.

Et me voilà à cette année 2014-2015, après cette longue interruption de congé maladie, on m'a accordé la fleur d'être revenu sur Rennes mais sur deux établissements, cette fois, seul reliquat stagiaire de l'ancien régime Sarkozy à 15 heures. J'avais encore obtenu Nantes mon premier voeu au niveau des mutations l'année précédente, j'aurais pu être à Laval (premier voeu également) si le rectorat avait bien voulu revenir sur mon dossier... Mais non, tu n'as pas fait ton année de renouvellement, tu es donc en prolongation de stage puisque les enseignants stagiaires ont droit, au même titre que les titulaires, à un congé maladie. On ne pouvait donc pas me radier d'office, sans avoir effectué ma deuxième année de stage effective. De plus, je suis obligé de rester sur l'académie de Rennes, avec ma seule inspectrice lettres-anglais en CAPLP, celle-la même qui m'a dégommé il y a deux ans. Aucune possibilité de faire ta deuxième année de stage sur le lieu de mutation obtenu... Condamné à revoir la même personne qui t'a (mal) jugé et qui, subjectivement, peut dire stop à ta carrière, à ta facilité de remboursement de prêt immobilier, ou le cas échéant, l'annuler. Une seule personne... Une seule... J'avais une nouvelle tutrice, une nouvelle proviseure. Décidément, la gent féminine m'aura bien malmené ces dernières années. Je m'accroche, je ne deviens pas sexiste pour autant.

Rebelote pour cette année, bonne évaluation intermédiaire, Très Bien partout à la notation administrative (je n'avais eu que bien à deux critères il y a deux ans), des projets pédagogiques couronnés de succès, une coupure presse dans le journal Ouest France avec l'Institut Franco-Américain et une attachée culturelle de l'ambassade des Etats-Unis. Bon... Des élèves sympas et motivés, une classe de 3ème Prépro avec laquelle j'ai un peu de mal mais qui est une bonne classe pour les autres collègues.

On en est aux vacances de Pâques et je me retrouve dans la dernière ligne droite. Ma tutrice est en congé maladie, elle revient à la rentrée. J'ai appris à une formation qu'une stagiaire, celle de l'établissement où j'étais il y a deux ans, avait déjà été inspectée. Ô cruelle ironie du sort !!! Vais-je encore être inspecté à la fin du mois de mai comme il y a deux ans ? J'avais pourtant fait appel en mentionnant cet argument à l'issue de ma première année de stage, que me faire inspecter une semaine avant que les élèves partent en stage n'était pas du meilleur confort pour venir inspecter un stagiaire... Et ces conditions vont peut-être se reproduire... Tous les ponts du vendredi arrivent, trois semaines de suite... C'est ma journée la plus chargée, le vendredi...

La pression monte... Et pour être honnête avec vous, j'en ai fait mon deuil de l'Education Nationale, depuis que j'ai su que j'étais nommé dans l'académie d'Orléans-Tours en inter avec 478 points, rapprochement de conjoint et deux enfants inclus en bonifications, et que je n'obtiens que mon quatrième voeu à 28 points alors que les trois premiers (Rennes, Nantes, Caen) étaient à 478 points me concernant, et surtout, alors que j'avais eu l'académie de Nantes (premier voeu) les deux années précédentes. Je ne réponds plus de rien, et je ne supporte plus être un simple pantin de l'Etat ! Sans compter que parallèlement, un nouveau décret interne vire mon droit à l'échelon 5 (reclassement) pour ne plus compter que mon échelon 4 dans le compte des points pour la mutation inter...

Je suis devenu philosophe, que ça se passe mal ou bien m'est égal, je suis déçu définitivement par l'Education Nationale. Cette année, ça se passait bien avec les élèves, ils me faisaient confiance, je les motivais avec des séquences attractives pour eux, avec des hauts et des bas, des réussites, des échecs, le lot de tous profs. Ah mais oui, c'est vrai, je suis stagiaire, il faut que ce soit parfait pour moi, c'est con, ça... Condamné à réussir pour la tranquilité d'une vie ??? Ca vaut le coup pour certains, moi, ça équivaudrait à vendre mon âme au Diable après tout ce que j'ai vécu, après tout ce qu'on m'a fait subir... Une mouche dans un verre d'eau, peu importe où tu vas, tu te heurtes à un mur, aucune possibilité d'en réchapper...

Le tribunal administratif ??? Mon seul espoir ! Mais pour quoi ? Avec quelles preuves ? Dans quelles circonstances ? Il faut payer un avocat issu lui-même du tribunal administratif. La quasi-totalité des procès liés aux stagiaires s'est retrouvée avec un non-lieu. En tant que stagiaire, on a juste le droit de se taire et de dire amen aux aléas des personnes qui vous évaluent.

C'est là la seule réalité à laquelle les stagiaires sont confrontés, à laquelle j'ai été confronté.

Si vous avez été non validé, et que vous pensez ne pas avoir mérité ce qui vous est arrivé, sachez que vous n'êtes pas coupables ! Vous avez donné le meilleur et c'est malheureusement un con ou une conne (désolé...) qui vous a rayé de la carte. Ne vous remettez pas en question car vous savez ce que vous avez fait durant toute l'année, et vous avez vu vos élèves progresser avec vous, ET IL N'Y A QUE CA D'IMPORTANT !!! VOUS SAVEZ CE QUE VOUS VALEZ !!!

Après, si c'est une seule personne qui vous condamne à ne plus enseigner et à regagner le statut précaire de prof contractuel à 1300 euros le mois sans congés payés, du haut de votre bac + 5. Ne désespérez pas, et tentez la reconversion !

J'y réfléchis en ce qui me concerne, même si je ne me fais pas d'illusions...

Car soyons sérieux, c'est bien de faire ingénieur 15 ans à 8000 euros et de finir sa vie en prof. Mais un prof qui démarre, s'il n'est pas titularisé, lui, il n'a rien, et pourtant, il a son Bac + 5... Une personne qui fait des études en fac pour devenir prof, ce sera bien difficile de trouver un job bien rémunéré de traducteur...

Que de pessimisme... mais triste constat à l'issue de ces trois ans de stage... si je ne suis pas titularisé...

Injuste ? Oui, mais personne ne remet en cause ce système qui semble infaillible pour beaucoup. Et la plupart des enseignants ont foi dans ce système, à quoi bon manifester pour le changer ? Autant de causes qu'on ne défend même plus, il s'agit de ne plus perdre de précieux jours de salaire (60 euros la journée de grève...)

Bon courage à tous ceux qui rentreront dans le métier. Moi, je pensais qu'il y avait 3 à 5 % de stagiaires en renouvellement au niveau national. Mais si ça a été 20 % dans l'académie de Versailles pour les certifiés de maths une année, c'est assez impressionnant en fait ! Ca ne change pas le fait que les stagiaires ont droit à tous les égards, pas seulement les titulaires...
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Eylème
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MessageSujet: Re: Renouvellement de stage et titularisation remise en cause...   Ven 29 Mai - 23:41

Et bien bon courage et tiens-nous au courant en tout cas!
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